Bien vieillir avec le VIH : une question sociétale

En France, 5 à 6% des 110 000 patients infectés par le VIH et répertoriés dans la base de données Hospitalière Française sur l’infection à VIH « FHDH ANRS CO4 [1] pour French Hospital Database on HIV » sont âgés de plus de 60 ans et environ 25% des 150 000 personnes vivant avec le VIH ont plus de 50 ans. La revue "Le panorama du médecin" a mené une enquête sur les problèmes de prise en charge de cette population VIH+ au sein de la société et a interrogé le Pr Jacqueline Capeau [2], coprésidente du groupe "Vieillissement et complications chez les patients infectés par le VIH" à l’ANRS (Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales) sur la mobilisation des soignants face au vieillissement rapide de ces patients.

Etat de la recherche


Contrôle de l’infection à VIH par des lymphocytes T CD8+

Des chercheurs de l’Inserm (Unité mixte de recherche Inserm 945 « Immunité et infection »/ Université Pierre et Marie Curie / Hôpital Pitié-Salpêtrière (AP-HP)) ont mis en évidence, chez des patients infectés par le VIH et issus de la cohorte ANRS Primo, les caractéristiques moléculaires de certains lymphocytes T CD8+ appelés « cross réactifs », capables de contrôler et de diminuer la réplication du VIH mais également de ses variants. Les résultats de ces travaux viennent d’être publiés dans la revue Immunity .

Ouvrages, thèses, HDR, mémoires


La révolution SIDA

Ce livre co-écrit par Hélène Cardin [3], Danielle Messager [4] et avec la participation du Pr Françoise Barré-Sinoussi, fait le point sur trente années d’épidémie de VIH, avec notamment son impact sur la science, la médecine, la politique, le domaine social et associatif et sur la société française plus spécifiquement.

Rapports scientifiques, avis


Avis et rapport du Conseil national du sida (CNS) sur les autotests de dépistage de l’infection à VIH

Suite à la demande de la Ministre des Affaires sociales et de la santé, le Conseil national du sida (CNS) a rendu public un avis, suivi d’un rapport, sur la commercialisation d’autotests de dépistage de l’infection à VIH. Le Conseil se prononce en faveur de leur mise à disposition mais assortit toutefois son avis de conditions. Ces autotests doivent constituer un dispositif additionnel et complémentaire de l’offre existante et ne pas s’y substituer, avec des modes d’accès diversifiés et adaptés : ventre libre (pharmacies, parapharmacies, Internet) et mise à disposition aux populations fortement exposées. Les conditions d’usage doivent être garanties par un accompagnement performant des usagers des autotests (documents fournis avec l’autotest et services d’assistance à distance). Une mobilisation large, au-delà des acteurs traditionnels de la lutte contre le VIH/sida, doit être envisagée pour encadrer la mise à disposition des autotests. Une promotion plus générale du dépistage, de ses enjeux et de son offre doit accompagner la mise à disposition des autotests.

CNRS et recherche


La protéine ASP : nouvelle cible dans la lutte contre le VIH-1 ?

Des chercheurs du Centre d’études d’agents Pathogènes et Biotechnologies pour la Santé (CPBS) de Montpellier (France) présentent dans la revue "Journal of Virology" les résultats de leurs travaux sur la protéine ASP (AntiSense Protein) du VIH-1 qui pourrait devenir une cible privilégiée dans la mise au point de nouveaux traitements antiviraux.

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