Actus VIH pour la semaine du 03 au 09 janvier 2011

Publié le 07.01.2011 | par Patricia Fener

Brèves

Réactions sur tatouage chez les patients infectés par le VIH
Le tatouage expose les patients infectés par le VIH aux mêmes risques infectieux que les sujets indemnes. Le tatouage n’est pas contre-indiqué dans cette population, dans la mesure où l’infection est contrôlée et l’immunité efficace. Certaines complications semblent toutefois survenir exclusivement chez le sujet VIH+, telles que des réactions granulomateuses et eczématiformes non infectieuses lors du syndrome de restauration immune après mise sous thérapie antirétrovirale type HAART, et des cas de leishmanioses sur tatouage.

Diarrhées à microsporidies au cours de l’infection à VIH/sida
Chez les patients infectés par le VIH et ayant un taux de lymphocytes CD4 inférieur à 100 par millimètre cube, les microsporidies entraînent des diarrhées dont la gravité varie en fonction de l’espèce incriminée. Enterocytozoon bieneusi est associé aux formes les plus graves avec risque de décès.

La chimioprévention en pré-exposition est-elle envisageable ?
Un essai de chimioprévention pré-exposition par l’association Emtricitabine-ténofovir disoproxil fumarate a démontré une certaine efficacité en diminuant le risque de 44 % dans une population à haut risque de contamination. Malgré cette efficacité théorique, la mise en place de ce type de prévention se heurte encore à de nombreux écueils, comme la tolérance et l’émergence de résistance au FTC.

Insulinorésistance et diabète de type 2 chez les afro-caribéens infectés par le VIH
L’insulinorésistance et le diabète de type 2 sont fréquents chez les femmes afro-caribéennes infectées par le VIH. Le surpoids et l’obésité sont des facteurs de risque majeurs dans cette population. Les cytokines, adiponectine et leptine, sécrétées par les adipocytes, sont associées à la répartition du tissu adipeux et à l’insulinosensibilité.

Co-infection VIH/VHB, importance d’une stratégie globale de traitement
La prévalence de la co-infection par le VHB chez les personnes infectées par le VIH est élevée. La prise en charge thérapeutique de l’infection à VHB devra prendre en compte la nécessité ou non de traiter l’infection à VIH et intégrer les traitements anti-VHB et anti-VIH au sein d’une stratégie globale.

Bibliographie internet

Élaboration d’un cadre global pour le suivi et l’évaluation de la réponse du secteur de l’éducation au VIH et SIDA
UNESCO
Dans la lutte contre le VIH/sida, l’éducation est primordiale, contribuant à l’acquisition de connaissances et de compétences personnelles essentielles pour adopter un comportement préventif. Il est donc important de pouvoir évaluer l’impact des programmes d’éducation actuellement en cours. L’Équipe de travail interinstitutions de l’ONUSIDA (ETII) sur l’éducation a lancé le processus d’identification d’indicateurs reconnus au plan international afin de mesurer les résultats des programmes du secteur de l’éducation visant à répondre au VIH et au SIDA.

Epidémiologie

Prolongation de l’enquête PrimInject
Inpes
Cette enquête, initiée par l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (Inpes) le 1er octobre 2010, porte sur la première injection de drogue et s’adresse plus particulièrement aux jeunes de moins de trente ans. Elle se prolonge finalement jusqu’au 28 février 2011 au lieu du 31 décembre 2010. Elle doit permettre d’enrichir les connaissances sur le sujet et d’adapter les programmes de réduction des risques (VIH et VHC notamment).

Thèses

- La dimérisation de l’ARN génomique du virus de l’immunodéficience humaine de type 1 : rôle dans la sélection d’encapsidation et l’épissage
Thèse soutenue par Lucile SINCK (29/11/2010), Université de Strasbourg (France)

- Identification d’un facteur cellulaire impliqué dans la réplication du virus de l’immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1) et la résistance aux inhibiteurs nucléosidiques de la rétro-transcription
Thèse soutenue par Céline DUCLOUX (29/09/2010), Université de Strasbourg (France)

- Le réservoir viral : mesure de la réplication virale résiduelle du VIH chez les patients avirémiques sous HAART
Clement METTLING, mémoire d’HDR, Equipe "Lentivirus et Transfert de gènes." (CORBEAU), année 2010

Séminaires

- La lysRS mitochondriale humaine et son rôle dans l’encapsidation de l’ARNt cellulaire servant d’amorce à la réplication du VIH-1 : Strasbourg (France), le 21 janvier 2011
Séminaire organisé dans le cadre du laboratoire du CNRS - UPR 9002 "Architecture et Réactivité de L’ARN", avec la participation du Dr Marc MIRANDE, du Laboratoire d’Enzymologie et Biochimie Structurales de GIF-SUR-YVETTE.

Bases moléculaires pour des distinctions entre différents soustypes de VIH dans le développement des mutations associées a la résistance aux antirétroviraux : Montpellier (France), le 27 janvier 2011
Séminaire organisé dans le cadre de l’Institut de génétique humaine de Montpellier, avec la participation du Pr. Mark Wainberg (McGill University).

Services hospitaliers L’Espace santé jeunes Guy Mocquet à l’Hôtel-Dieu (Paris)
L’Espace Santé Jeunes est une unité fonctionnelle de l’Hôtel-Dieu (AP-HP) dédiée à la santé physique des adolescents en difficulté âgés de 13 à 21 ans. Créé par le Docteur Dinah Vernant en 2000, ce service offre entre autres un espace transitionnel aux jeunes touchés par le VIH et ayant passé l’âge d’être pris en charge dans les services pédiatriques.

Info traitement

APTIVUS® solution buvable : en dernier recours chez l’enfant infecté par des VIH multirésistants aux inhibiteurs de protéase
Dans le cadre de sa rubrique "Synthèse d’avis et Fiche bon usage des médicaments", la Haute autorité de santé (HAS) fait le point sur APTIVUS® solution buvable (tipranavir), inhibiteur de protéase.

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