Actus VIH pour la semaine du 7 au 13 février 2011

Publié le 15.02.2011 | par Patricia Fener

Brèves

Cryptococcose neuroméningée au cours de l’infection à VIH en Côte d’Ivoire
La cryptococcose neuroméningée due à Cryptococcus neoformans est une infection mycosique grave touchant essentiellement le sujet immunodéprimé et en particulier les patients infectés par le VIH. Une étude réalisée au Centre hospitalo-universitaire de Treichville à Abidjan (Côte d’Ivoire) fait état d’une diminution de la prévalence de cette infection opportuniste chez les sujets au stade sida, en rapport avec une amélioration de l’accès à la trithérapie. Cependant, la mortalité reste élevée, nécessitant d’intensifier les campagnes de lutte contre le VIH/sida en termes de dépistage et de traitement.

Particularité de la transplantation hépatique chez le patient infecté par le VIH
Du fait de l’efficacité des traitements antirétroviraux, le pronostic des patients co-infectés VIH/VHB ou VIH/VHC est lié à la gravité de l’atteinte hépatique. L’évolution vers la cirrhose peut être particulièrement rapide constituant une indication majeure de transplantation hépatique. Du fait d’une parfaite maîtrise de la réplication virale B en postgreffe, le pronostic est excellent chez les patients co-infectés VIH/VHB avec 100 % de survie à 5 ans. Chez les patients co-infectés VIH/VHC, la récidive virale C, souvent précoce et sévère, explique un taux de survie de seulement 52 % à 5 ans.

Info traitement

Antirétroviraux sous surveillance
Plusieurs antirétroviraux font l’objet d’un plan de gestion des risques depuis 2007.
En effet, suite à certains problèmes médicaux graves encourus par des patients traités par la cérivastatine (Staltor®, Cholstat®) et par le rofécoxib (Vioxx®) et ayant entraîné le retrait du marché de ces deux molécules (respectivement en août 2001 et en octobre 2004), la surveillance des médicaments s’est intensifiée avec la mise en place de plans de gestion des risques. Ils complètent la démarche de pharmacovigilance pour certaines catégories de produits en identifiant au maximum les enjeux et les méthodes de maîtrise des risques et en évaluant constamment le rapport bénéfice/risque dans les conditions réelles d’utilisation.

Ulcère de Buruli : un traitement oral est maintenant disponible pour les enfants
L’ulcère de Buruli (UB) est une infection cutanée sévère et nécrosante due à Mycobacterium ulcerans. Des chercheurs de l’INSERM, en collaboration avec des médecins du Bénin, viennent de montrer l’efficacité d’un traitement oral associant de la rifampicine et de la clarithromycine, utilisable chez les jeunes enfants particulièrement touchés par l’ulcère de Buruli et pour lesquels il n’existait jusqu’à présent aucun traitement disponible.

Bibliographie internet Epidémiologie des infections sexuellement transmissibles au 31 décembre 2009. Les données des réseaux de surveillance Rénago, Rénachla et RésIST
L’institut national de veille sanitaire (INVS) vient de publier la synthèse de l’évolution épidémiologique des infections sexuellement transmissibles, rendue possible grâce aux réseaux de laboratoires de microbiologie volontaires, répartis dans toute la France métropolitaine : RésIST, Rénago, et Rénachla

Stratégie mondiale visant à empêcher le personnel de santé de pratiquer des mutilations sexuelles féminines
OMS, ONUSIDA, PNUD, UNFPA, UNHCR, UNICEF, UNIFEM, FIGO, ICN, IOM, MWIA, WCPT, WMA
Dix organismes des Nations Unies se sont rassemblés pour élaborer une déclaration visant à mettre un terme à la médicalisation des mutilations sexuelles féminines. Le but est de mobiliser le personnel médical en faveur de l’abandon de cette pratique afin d’élargir le débat et remettre en question cet usage dans les communautés.

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