Amours et pratiques à risque

Publié le 04.12.2008 | par Claire Criton

L’Association Départementale d’Education pour la Santé (ADES) du Rhône publie une plaquette d’information sur les risques d’infection par le VIH dans les pratiques d’assèchement vaginal. La brochure fournit un ensemble de repères et de connaissances qui visent à faciliter la prévention du VIH/sida.

Ce document est le fruit d’un travail collectif associant des professionnels de centres de dépistages, d’associations de lutte contre le sida et de représentant des communautés africaines du Rhône.

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Wikimedia commons ; Creative Commons Attribution 2.0

Dans de nombreuses cultures, en Afrique comme ailleurs, les sécrétions vaginales sont considérées comme sales. Cette perception renvoie à une représentation de la propreté qui correspond au sec et à l’inodore. Ces pratiques d’assèchement du vagin se réfèrent aussi à un idéal de virginité, car plus l’homme fera des efforts pour pénétrer la femme lors de rapports sexuels plus il appréciera. La femme aussi sera satisfaite d’offrir à son partenaire un corps ferme et plus de plaisir, même si elle peut ressentir douleurs et irritations au niveau de son appareil génital.

Les femmes ont diverses pratiques d’assèchement du vagin qui varient selon les cultures :
- douche vaginale (avec ou sans savon antiseptique), nettoyage au doigt.
- utilisation du gros sel, de gingembre, de décoction de plantes, de feuilles malaxées à l’intérieur du vagin pour aspirer les sécrétions et pour en rétrécir et affermir l’ouverture.
- dépôt de tissus ou de variétés de pierres aux vertus aspirantes pour absorber les sécrétions.

Les toilettes vaginales quotidiennes et les pratiques d’assèchement du vagin favorisent :
- le déséquilibre de la flore vaginale et l’apparition de sécrétions anormales qui peuvent entraîner des démangeaisons, des brûlures, des rougeurs, des infections génitales ;
- une paroi vaginale plus desséchée, plus irritée, plus fragile qui augmente le risque de contamination par le virus du sida si le partenaire est séropositif, ou de contaminer l’homme si c’est la femme qui est porteuse du virus ;
- le risque de rupture de préservatif même déjà lubrifié.

Ces pratiques d’assèchement du vagin ont une histoire et un sens qu’il convient de respecter. Cependant, les connaissances médicales actuelles montrent qu’elles représentent des risques pour la santé et notamment vis-à-vis du sida et qu’il est conseillé d’en arrêter l’utilisation.

Les rapports non désirés ou forcés représentent également de gros risques car ils entraînent, selon leur violence, des irritations voire des blessures (les victimes peuvent bénéficier d’un traitement d’urgence pour limiter les risques de contamination par le VIH).

Pour en savoir plus télécharger la plaquette :

- Amours et pratiques à risque

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