Charge virale indétectable mais VIH actif

Publié le 02.08.2010 | par Claire Criton

Même avec une charge virale indétectable sous traitement antirétroviral, le VIH bien serait bel et bien toujours là, en train de se répliquer. La détection de l’ADN épisomal, nouveau marqueur de l’activité du VIH, permettrait d’avoir une mesure particulièrement sensible de la présence du virus du sida.

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ADN épisomal, nouveau marqueur de l’activité du VIH

Quinze chercheurs, espagnols, suédois et américains ont suivi 69 patients atteints du Sida et sous traitement.

Un traitement plus intense, associant au traitement antirétroviral normal le raltégravir qui bloque l’intégration de l’ADN du virus dans l’ADN de la cellule infectée, a été administré à 46 des 69 patients.

L’ADN épisomal, provenant de la transformation de l’ADN du virus en réponse au raltégravir, a été mesuré permettant ainsi une mesure particulièrement sensible de la présence du virus du sida et de sa réplication.

Dans un premier temps, les patients sous traitement intensifié ont vu l’ADN épisomal monter fortement sur les deux premières semaines signant la présence et l’activité. Ensuite, le taux d’ADN est redescendu à des niveaux très bas grâce au traitement, preuve de la baisse de la quantité de virus.

Ces résultats devraient permettre de réorienter ou du moins d’affiner les stratégies de traitement de la maladie.


Dans la presse scientifique

-  “HIV-1 replication and immune dynamics are affected by raltegravir intensification of HAART-suppressed subjects”  ; Maria J Buzón, Marta Massanella, Josep M Llibre, Anna Esteve, Viktor Dahl, Maria C Puertas, Josep M Gatell, Pere Domingo, Roger Paredes, Mark Sharkey, Sarah Palmer, Mario Stevenson, Bonaventura Clotet, Julià Blanco, Javier Martinez-Picado ; Nature Medicine, Volume:16, Pages : 460–465, 2010, doi:10.1038/nm.2111

- Bulletins électroniques.com


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