Dépistage du VIH au sein du couple en Afrique sub-saharienne

La lettre de Solthis de juin 2011

Publié le 27.06.2011 | par Patricia Fener

Les Drs Joanna Orne-Gliemann de l’Institut de Santé Publique et de Développement et Florence Huber de Solthis (Solidarité thérapeutique & initiatives contre le sida) signent un article dans la lettre Solthis de juin 2011, dans lequel elles montrent que le dépistage de l’infection à VIH au sein des couples est un moyen de limiter l’infection en Afrique subsaharienne.

Elles constatent qu’"en Afrique, la majorité des transmissions du VIH se fait au sein de couples stables. D’après les données des enquêtes démographiques et de santé du Rwanda (2001-2002) et de Zambie (2005), entre 60 et 90% des nouvelles infections hétérosexuelles auraient lieu au sein de couples mariés ou en cohabitation. De plus, une importante proportion d’hommes et de femmes vivent en couple sérodifférent, où seul un membre du couple est infecté par le VIH. De nombreuses personnes vivant avec le VIH ont un antécédent de veuvage (43% Ouganda, 54-61% Zimbabwe) et se remarient après le décès du conjoint."

Elles concluent que "Certes, il est possible que le conseil de couple ne soit pas souhaitable dans tous les contextes conjugaux, et comporte en particulier des risques lorsque c’est la femme qui est infectée par le VIH. Néanmoins, l’ensemble des données disponibles dans la littérature et les expériences pilotes conduites à ce jour semblent suggérer qu’il y a nettement plus d’avantages que d’inconvénients à encourager l’implication des hommes dans la prévention de la transmission mère-enfants (PTME) et les approches de conseil/dépistage de couple, que ce soit pour la femme ou pour l’homme lui-même."

Source :
-  Solthis  : la lettre de Solthis, juin 2011

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