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Epidémiologie des infections sexuellement transmissibles au 31 décembre 2009. Les données des réseaux de surveillance Rénago, Rénachla et RésIST

Publié le 07.02.2011 | par Patricia Fener

L’institut national de veille sanitaire (INVS) vient de publier la synthèse de l’évolution épidémiologique des infections sexuellement transmissibles, rendue possible grâce aux réseaux de laboratoires de microbiologie volontaires, répartis dans toute la France métropolitaine : RésIST, Rénago, et Rénachla.

Infections à gonocoque : en augmentation
En 2009, le réseau de surveillance des Infections à gonocoque Rénago a enregistré une forte progression du nombre d’infections à gonocoque (+26 % chez les hommes et +33 % chez les femmes entre 2008 et 2009), confirmée par le réseau RésIST
L’augmentation des infections à gonocoque a été plus précoce en Île-de-France (+37 % entre 2006 et 2007) que dans les autres régions françaises (+41 % entre 2008 et 2009).
En 2009, les femmes infectées par le gonocoque sont toujours plus jeunes que les hommes (âge médian 24 ans [étendue : 4-69 ans] vs 29 ans [étendue 13-83 ans]).
La proportion d’homosexuels masculins infectés est plus importante en Île-de-France, tandis que la proportion de femmes hétérosexuelles est plus élevée dans les autres régions.
Aucune résistance au traitement par la ceftriaxone et au cefixime n’a été observée en France en 2009.

Syphilis précoce : un défaut de diagnostic conduisant à une sous-déclaration
La déclaration des cas de syphilis a augmenté en 2007 puis diminué en 2008-2009.
Dans le même temps, on enregistre un recul des ventes d’Extencilline® en Île-de-France et une baisse est également observée pour la première fois en 2009 dans les autres régions métropolitaines.
Les tendances observées pourraient être le reflet d’un ralentissement de la transmission ou la conséquence d’un défaut de diagnostic.
L’augmentation de la proportion de syphilis diagnostiquée latente (sans signe clinique), notamment dans les régions hors Île-de-France (27 % sur 2000-2004 vs 35 % sur 2005-2009) signe un retard au diagnostic et pourrait être le fait d’un défaut de diagnostic de la syphilis et donc une sous-déclaration.
La proportion d’homo-bisexuels masculins demeure la population la plus touchée en Ile-de-France (près de 90 %). Dans les autres régions, les hétérosexuels représentent 25 % des cas déclarés.

Infection à Chlamydiae trachomatis : une augmentation du nombre de diagnostics liée à la progression du dépistage des patients asymptomatiques
Le nombre de tests réalisés et le nombre de diagnostics d’infection à Chlamydia trachomatis ont progressé en 2009 avec une augmentation de 19 % chez l’homme et de 25 % chez la femme entre 2008 et 2009. Cette évolution est principalement due à la progression du dépistage des personnes asymptomatiques dans les Centres de planification et d’éducation familiale (CPEF) mais également chez les médecins généralistes et gynécologues obstétriciens.
Par contre, l’activité de dépistage s’est stabilisée dans les Centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG).

Lymphogranulomatose vénérienne rectale (LGV) : en diminution
Après une augmentation régulière jusqu’en 2008 (n=191), le nombre de LGV déclarées dans le système de surveillance (Les laboratoires participant à la surveillance sentinelle sont situés dans les plus grandes villes de France : Paris, Lille, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux) a diminué en 2009 avec 160 cas enregistrés.
La majorité des cas (90 %) des LGV sont diagnostiquées à Paris et touchent majoritairement des hommes homosexuels co-infectés par le VIH pour plus de 80 %.

Source :
-  INVS  : Bulletin des réseaux de surveillance des infections sexuellmment$tRansmissibles au 31 décembre 2009 - Rénago, Rénachla et RésIST

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