Etude des modifications post-traductionnelles des protéines du VIH-1, dans les cellules quiescentes, au cours des étapes précoces de la réplication

Coiffic A., 2011, Université Paris Diderot

Publié le 12.05.2011 | par Patricia Fener

Cette thèse étudie l’hypothèse selon laquelle le VIH-1 pourrait s’accumuler et persister en latence au niveau du centrosome d’une sous-population de lymphocytes T quiescents afin de détourner les machineries cellulaires lors de la réactivation du cycle cellulaire et, notamment, de la duplication du centrosome, pour reprendre son cycle de réplication. Ainsi, les modifications post-traductionnelles ayant lieu au niveau de cet organite lors d’une stimulation cellulaire, telles que la phosphorylation et/ou la SUMOylation, pourraient être détournées par le VIH-1 et participer à la reprise du cycle réplicatif rétrovirale. Des composants de la SUMOylation ayant été décrits comme étant nécessaires à la réplication du VIH-1, nous avons étudié la SUMOylation de l’intégrase (IN) au cours de l’infection. L’IN du VIH-1 permet l’intégration irréversible de l’ADNc viral reverse transcrit dans le génome de la cellule hôte, mais elle participe aussi à de nombreuses autres étapes de la réplication. Des facteurs cellulaires et viraux assistent l’IN dans ses multiples fonctions et des modifications post-traductionnelles contribuent a la modulation de ses activités. Nous avons montré que l’IN du VIH-1 est modifiée par les protéines SUMO au niveau de trois sites consensus de SUMOylation conservés phylogénétiquement. De plus, des virus portant l’IN mutante, ne pouvant pas être SUMOylée, présentent un défaut de réplication lors des étapes précoces de l’infection, après la transcription inverse mais avant l’intégration. Puisque l’IN mutée sur les sites de SUMOylation conserve une activité catalytique comparable à celle de la protéine sauvage, nous avons suggéré que laSUMOylation d’IN pourrait réguler son affinité pour des cofacteurs contribuant aux étapes précoces de l’infection et à la réplication optimale du VIH-1.

Source :
-  Université Paris-Diderot  : Etude des modifications post-traductionnelles des protéines du VIH-1, dans les cellules quiescentes, au cours des étapes précoces de la réplication

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