Faisabilité et acceptabilité en médecine générale d’un dépistage du VIH généralisé à la population de 18 à 70 ans

Scalabre, Emilie ; Thèse d’exercice : Médecine ; Université de Nice-Sophia Antipolis. Faculté de Médecine ; 2011

Publié le 09.06.2011 | par Patricia Fener

"La Haute Autorité de Santé recommande de proposer un dépistage du VIH à l’ensemble de la population générale âgée de 15 à 70 ans, hors notion d’exposition à un risque de contamination. Les médecins généralistes au cœur de la démarche de dépistage ont un rôle important à jouer au vu de ces nouvelles recommandations."

Mettre en évidence les freins et moteurs à la faisabilité et à l’acceptabilité d’un test de dépistage du VIH, après avoir mis les médecins généralistes en situation d’application de la recommandation. Quinze médecins ont été mis en situation de proposition systématique d’un dépistage du VIH à leurs patients de 18 à 70 ans. Chaque médecin devait inclure les 4 premiers patients de sa consultation du jour, pendant 5 jours. En fonction de la consultation, si le dépistage était proposé et accepté, proposé et refusé ou non proposé, un questionnaire spécifique était complété. 266 patients ont été inclus. Le dépistage a été proposé à 172 patients (64,2%). Parmi ces propositions 140 patients ont accepté de réaliser la sérologie, soit un taux d’acceptation de 81,4%. L’étude a permis de retrouver, comme principaux moteurs de cette la présence chez le patient de facteurs de risque pour le VIH, la volonté pour le patient de faire le point sur sa santé, l’adhésion du médecin à la recommandation et la volonté devaloriser son rôle d’acteur de santé publique. Comme principaux freins nous avons retrouvé : l’absence chez le patient de facteurs de risque pour le VIH, le fait que le patient ne se sente pas concerné par le dépistage, un motif de consultation inadapté et le manque de temps du médecin pour aborder ce sujet. Notre travail a pu montrer que les médecins généralistes peuvent être des acteurs à part entière de la généralisation du dépistage à l’ensemble de leur patientèle, à condition de leur donner les moyens de l’intégrer à leur pratique. Des mesures doivent donc être prises pour aider au mieux les médecins à l’application de cette recommandation et leur permettre de poursuivre ainsi leur rôle d’éducation à la santé."

Source :
-  SUDOC  : thèse

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