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Femmes VIH+ et octobre rose : un mois pour vous sensibiliser au dépistage du cancer du sein !

Publié le 01.10.2009 | par Patricia Fener

L’association “Le cancer du sein, parlons-en !” organise pour la seizième année consécutive, pendant tout le mois d’octobre, des événements sous le signe du ruban rose devenu le symbole de la lutte contre le cancer du sein. Des lâchers de ballons, expositions photos, conférences, et dépistages gratuits seront organisés en France mais également dans le monde entier, pour rappeler aux femmes l’importance d’un dépistage précoce par la mammographie et aider à faire progresser la recherche.

Epidémiologie du cancer du sein en France et en Europe

En France
Selon les chiffres de l’Institut national du cancer (INCa), environ 50 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France. Le cancer du sein reste le premier cancer chez les femmes et représente près de 37% de l’ensemble des nouveaux cas de cancers féminins.
Il se situe, tous sexes confondus, au 2ème rang de tous les cancers, derrière le cancer de la prostate.
Le taux d’incidence standardisé à la population mondiale est de 101,5 pour 100 000 personnes.

En Europe
Le cancer du sein est de loin le cancer le plus fréquent chez les femmes, à la fois en termes d’incidence et de mortalité. En 2006 l’Institut national du cancer estime à 9, 429 900 les nouveaux cas en Europe (soit 28,9% de l’ensemble des cancers féminins ou 13,5% de tous cancers) pour une mortalité de 131 900 (soit 17,6% de l’ensemble de la mortalité féminine par cancer ou 7,7% de l’ensemble des mortalités par cancer).
Le taux d’incidence est généralement élevé en Europe de l’ouest et du nord (respectivement de 121,3 pour 100 000 personnes-années et 105,71) et relativement faible dans la majorité des pays de l’Europe de l’est. Ceci serait dû en partie à la différence entre la prévalence nationale et régionale des facteurs de risques associés incluant les facteurs socio-économiques et culturels tels que la nulliparité, l’âge d’apparition des règles et de la ménopause, l’obésité et la consommation d’alcool. Certains taux d’incidence élevés pourraient être attribuables à l’implantation rapide des programmes de dépistage dans certains pays à ressources élevées au sein de l’Europe.

Les manifestations prévues à cette occasion
Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé et des Sports, participera à un grand lâcher de ballons organisé par l’association « Le Cancer du Sein, Parlons-en ! » jeudi 1er octobre 2009 à 12h25, au Musée du Quai Branly (Paris 7ème). Ce lâcher de ballon est dédié à chacune des femmes qui luttent contre le cancer du sein et à tous ceux qui les soutiennent.

Dimanche 4 octobre 2009, une course organisée par Odyssea partira de l’esplanade du château de Vincennes avec deux parcours, de 5 et 10 km. Les bénéfices seront reversés à l’Institut de cancérologie Gustave Roussy.

L’Institut National du Cancer a mis au point un dispositif d’information national, en collaboration avec le ministère de la Santé et des Sports et l’Assurance Maladie.
Sous l’impulsion de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé et des Sports, l’INCa a impliqué dans le dispositif d’information des comédiennes connues et appréciées par les femmes en âge de se faire dépister, notamment Cécilia Hornus (Blanche) et Sylvie Flepp (Mirta) de la série TV "Plus belle la vie". Une campagne radio et des supports d’édition aux couleurs de "Plus belle la vie" ont ainsi été réalisés.

Le dispositif d’information à destination du public s’est également étoffé cette année avec de nouveaux outils : roman-photo, campagne radio, dépliant à destination des populations d’origine étrangère...

Un programme d’information spécifique pour les professionnels de santé a également été conçu.
- Les médecins traitants se verront ainsi remettre une brochure traitant de leur rôle dans le dépistage organisé du cancer du sein, en partenariat avec le Cnom.
- Les gynécologues recevront un outil d´information réalisé avec le Syngof ; en attendant, une vidéo disponible sur le site Internet de l´Inca leur permet d´écouter une consœur expliquer comment elle a intégré le dépistage dans sa pratique.
Les médecins du travail seront eux aussi mis à contribution car il semble qu’un grand nombre de salariées ne consultent pas en ville.

En marge du lancement de cette campagne, l´INCa a indiqué réfléchir aussi à la mise en place, dans plusieurs départements, d´expériences pilotes de dépistage débutant dès 45 ans.

Le programme national de dépistage du cancer du sein en France
Le pronostic du cancer du sein est d’autant plus favorable que la maladie est détectée à un stade précoce. L’objectif de la loi de santé publique est de réduire le pourcentage de cancers diagnostiqués à un stade avancé parmi les cancers dépistés, notamment par l’atteinte d’un taux de couverture du dépistage de 80% pour les femmes de 50 à 74 ans.

Le programme national de dépistage organisé du cancer du sein, initié en 1994, est généralisé à l’ensemble du territoire français depuis mars 2004, sur la base d’un cahier des charges publié en 2001 et mis à jour en 2006. Il s’adresse à toutes les femmes de 50 à 74 ans.

Les données relatives au dépistage organisé sont disponibles annuellement : l’Institut de veille sanitaire (InVS), chargé de l’évaluation épidémiologique des programmes de dépistage organisé, recueille et analyse les données fournies par les structures de gestion départementales et produit un rapport annuel.

Bien que ce dispositif mis en place sauve incontestablement des vies, une femme sur 8 est ou sera confrontée au cours de sa vie au cancer du sein en France, avec un nombre de plus en plus important de femmes jeunes.

Femmes VIH+ et cancer du sein
Chez les femmes séropositives pour le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), les différentes études réalisées n’ont pas mis en évidence d’augmentation de l’incidence du cancer du sein.
Le cancer du sein présente cependant quelques particularités dans le cadre de la maladie VIH/sida :
- il apparaît pour des taux de lymphocytes CD4 inférieurs à 200 cellules par mm3, chez des femmes plus jeunes ;
- il est volontiers bilatéral avec une histologie inhabituelle et est plus agressif avec une évolution métastatique précoce et un mauvais pronostic ;
- le sarcome de Kaposi et le lymphome malin non-hodgkinien peuvent avoir une localisation mammaire chez la femme sidéenne comme l’ont mis en évidence plusieurs études [1] , [2], [3].

Sur le web :
- Association "Le cancer du sein parlons en  !"
- Institut national du cancer
- sante sports.gouv
- InVS : Plaquette "Programme de dépistage du cancer du seinen France. Résultats de 2006"


[1] Breast cancer in HIV-positive women : a report of four cases and review of the literature. Voutsadakis IA, Silverman LR. Cancer Invest. 2002 ;20(4):452-7.

[2] Breast cancer in women with HIV/AIDS.Pantanowitz L, Dezube BJ. JAMA. 2001 Jun 27 ;285(24):3090-1.

[3] Breast cancer and HIV : what do we know ? Guth AA. Am Surg. 1999 Mar ;65(3):209-11.

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