ISENTRESS : Pas d’avantage clinique démontré chez les patients adultes infectés par le VIH-1, naïfs de traitements antirétroviraux

Synthèse d’avis de la Haute autorité de santé (HAS)

Publié le 08.03.2011 | par Patricia Fener

La commission de transparence de la HAS vient de publier une synthèse d’avis concernant les indications de prescription de l’Isentress (raltégravir), inhibiteur de l’intégrase, chez les patients adultes infectés par le VIH-1, naïfs de traitements antirétroviraux. Elle conclut que cette molécule n’apporte pas d’avantage clinique démontré dans ce groupe.

La stratégie thérapeutique recommandée est la suivante :
- Isentress est désormais indiqué, en association à d’autres médicaments antirétroviraux, dans l’infection par le VIH-1 chez les adultes naïfs de traitement.

- Son efficacité immuno-virologique est non-inférieure à celle de l’efavirenz, avec un profil de tolérance satisfaisant, dans le cadre d’une trithérapie avec une combinaison fixe de ténofovir et d’emtricitabine.

- Le risque de sélection de variants résistants est important, car sa barrière génétique au développement de résistance est basse.

- En conséquence, sa prescription chez les patients naïfs doit être strictement limitée à des situations bien définies, notamment chez les patients à haut risque cardiovasculaire ou pour réduire le risque d’interactions médicamenteuses chez les patients recevant d’autres traitements.

Source :
-  HAS  : Isentress (raltégravir), inhibiteur de l’intégrase

Ce site utilise phpmyvisites pour analyser l'audience et améliorer son contenu