Journée internationale des droits de la femme

Publié le 08.03.2010 | par Patricia Fener

Aujourd’hui, lundi 8 mars 2010, est célébrée la Journée internationale de la femme, avec comme intitulé cette année « Égalité des droits, égalité des chances : progrès pour tous ». Résoudre le problème de l’égalité des droits des femmes est en effet primordial pour progresser dans la lutte contre la pauvreté, la faim, la maladie et tout particulièrement pour limiter la propagation de l’infection à VIH/sida.

JPEG - 17.6 ko

Historique
La première Journée internationale de la femme a été créée le 8 mars 1910. Dans beaucoup de pays, c’est un jour de fête nationale. L’idée d’une journée internationale de la femme est née au tournant des XIXe et XXe siècles, période d’expansion et d’effervescence dans le monde industrialisé et de croissance démographique explosive.

L’égalité des sexes a été reconnue par les États Membres des Nations Unies (ONU) comme un facteur essentiel pour la réalisation des priorités en matière de paix et de sécurité, des droits de l′homme et du développement, y compris les Objectifs du Millénaire pour le développement. Au cours des dernières décennies, des accords atteints lors d′importantes conférences et réunions de l′ONU, telles que la Plateforme d′Action de Beijing, le Consensus de Monterrey et le Document Final du Sommet Mondial 2005, ont poussé les organisations internationales et régionales à fournir des ressources suffisantes à des programmes soutenant l′autonomisation des femmes comme une priorité pour le développement économique.

Le constat aujourd’hui
Aujourd’hui, le constat est loin d’être satisfaisant et il apparaît que la situation des femmes dans le monde demeure difficile en raison notamment des discriminations persistantes et des violences spécifiques à leur égard. Les violations généralisées des droits des femmes contredisent gravement l’universalité des droits de l’Homme et les objectifs du Millénaire pour le développement.

En France, on peut saluer l’adoption par l’assemblée nationale de la proposition de loi renforçant la protection des victimes et la prévention ainsi que la répression des violences faites aux femmes. Ces deux dernières années, 675 000 cas de maltraitance à l’égard des femmes ont été constatés. Le texte de loi introduit un nouveau délit, à savoir les violences psychologiques au sein du couple. Cette nouvelle disposition vise à mieux prendre en compte les situations au sein du couple qui ne se traduisent pas forcément par des violences physiques mais qui peuvent cependant avoir des conséquences graves pour les victimes. Il s’agit d’agissements ou de paroles répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de vie de la victime, susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité ou d’entraîner une altération de sa santé physique ou morale. Les peines prévues sont de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euro d’amendes.

Cinquante-quatrième session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies
Du 1er au 12 mars a lieu à New-York la cinquante-quatrième session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies dont le but est d’examiner l’état de la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, adoptés en 1995 par la quatrième Conférence mondiale sur les femmes. Les États Membres ayant signé cette déclaration s’étaient engagés à prendre des mesures concrètes pour la promotion de la femme dans les 12 domaines suivants : pauvreté, éducation et formation, santé, violence contre les femmes, conflits armés, économie, prise de décisions, mécanismes institutionnels, droits de l’homme, médias, environnement et petites filles.

Les participants à ces premières réunions se sont mis d’accord sur les points suivants :
- la lutte contre la violence à l’égard des femmes est une contribution à la modernisation et à la démocratisation des sociétés ;
- une nouvelle théorie du développement plus sensible au Programme d’action de Beijing, texte fondateur des politiques actuelles de promotion de la femme, doit être élaborée ;
- l’inquiétude face à la persistance d’écarts importants dans la représentation des hommes et des femmes en politique, sphère pourtant essentielle pour mettre les stratégies publiques au service de l’égalité entre les sexes.

Quelques manifestations prévues en France
- La délégation aux droits des femmes du Sénat organise un colloque sur les crimes dits d’ honneur et les mariages forcés, au Palais du Luxembourg .
La matinée comportera deux tables rondes respectivement destinées, pour la première, à cerner leur réalité en France, et pour la seconde, à envisager la prévention et les remèdes à mettre en place.
L’après-midi, centrée sur les crimes dits d’honneur, s’attachera à analyser des pratiques ancrées dans certaines sociétés traditionnelles puis à montrer comment celles-ci commencent à se répandre en France et en Europe.
- Parlement européen : en direct sur facebook avec Eva-Britt Svensson, présidente de la commission parlementaire des droits des femmes
- Ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville
- Programme de Pratis TV

Source :
- ONU

Ce site utilise phpmyvisites pour analyser l'audience et améliorer son contenu