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L’ONUSIDA définit un nouveau cadre d’action pour l’infection à VIH/sida chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles

Publié le 18.05.2009 | par Patricia Fener

Deux jours avant la Journée internationale de lutte contre l’homophobie, le 17 mai, Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a renouvelé ses souhaits de voir tous les gouvernements prendre des mesures pour éliminer la stigmatisation et la discrimination dont sont victimes les hommes ayant des rapports avec des hommes, les lesbiennes et les personnes transsexuelles. Il prône pour ces groupes à risque un accès universel à la prévention, à l’accès aux soins et au traitement.

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UNAIDS

L’ONUSIDA dénonce l’insuffisance de moyens alloués par certains gouvernements pour traiter ou prévenir l’infection à VIH/sida chez ces populations à risque, voire l’ignorance volontaire du problème. La prévalence du VIH atteint de ce fait des niveaux critiques dans certains pays parmi les populations d’hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (25% au Ghana, 30% à la Jamaïque, 43% dans la zone côtière du Kenya et 25% en Thaïlande) et de personnes transsexuelles. Ces pratiques sont illégales dans 86 pays et passibles de la peine de mort dans 7 d’entre eux.

Par son nouveau cadre d’action, l’ONUSIDA entend réduire l’incidence du VIH. Trois types d’action sont envisagés :

- Améliorer la situation des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et des personnes transsexuelles sur le plan des droits de l’homme.
Dans sa déclaration lors de la Conférence internationale sur le sida en août 2008, Ban Ki-moon a décrit le danger que représente en matière de santé publique le fait de ne pas protéger les droits humains et juridiques des professionnel(le)s du sexe, des consommateurs de drogues et des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et a dénoncé cette pratique non-éthique.
En Effet, les pays où de tels droits sont inscrits dans la loi et mis en pratique, enregistrent une diminution des infections, une demande moindre de traitements antirétroviraux et une baisse des décès.

- Renforcer et favoriser le développement de la base de connaissances sur les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les personnes transsexuelles et le VIH.
Des données de meilleure qualité issues des sources les plus diverses sont nécessaires pour influencer, mettre au point et défendre de nouvelles orientations et de nouveaux programmes d’action.
L’ONUSIDA et ses coparrainants s’appuieront sur les travaux en cours avec leurs partenaires pour renforcer cette base de connaissances. Les systèmes et activités de suivi et d’évaluation sont en effet essentiels pour contrôler ce qui ce fait en matière de prévention, de traitement et de prise en charge du VIH et déterminer si ces activités sont efficace.
La nouvelle plate-forme (www.globalhivmeinfo.org) permet maintenant aux professionnels du monde entier de partager des informations concernant l’épidémie de sida et la riposte sur un site ‘tout en un’. Ce portail web est le résultat d’une collaboration entre plusieurs institutions internationales axées sur le suivi et l’évaluation (S&E) des programmes liés au VIH et il a pour but de servir les spécialistes de S&E qui travaillent aux niveaux local, national et mondial.

Des systèmes de surveillance sentinelle de l’infection à VIH seront mis en place pour évaluer l’impact des programmes mis en place et leur bon déroulement.

- Renforcer les capacités et favoriser des partenariats sur le terrain afin de garantir des réponses plus larges et plus appropriées au problème des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, des personnes transsexuelles et du VIH.
Il est en effet essentiel d’assurer un potentiel d’action suffisant aux organisations intergouvernementales (Union européenne, Union africaine, G8, G20...), gouvernementales et non gouvernementales en y incluant les associations représentant les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes, les transsexuels et les lesbiennes.

L’ONUSIDA, en se servant de l’influence de l’ensemble de ses coparrainants (UNESCO, WHO, UNFPA, UNHCR, UNICEF...), s’engage à agir en collaboration avec les autres institutions, dans le but de renforcer les mesures sur le VIH en faveur des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et des personnes transsexuelles, à l’échelle mondiale et dans les pays. Pour citer quelques exemples, l’UNESCO apportera son savoir faire en matière de programmes d’éducation et de surveillance de la réactivité sur le terrain. L’UNFPA s’occupera de la partie prévention du VIH en organisant des campagnes d’information et de promotion du préservatif auprès de ces populations à risque.

Un groupe de travail interinstitutionnel a été mis en place pour suivre et évaluer l’approche et les actions proposées dans le Cadre d’action et publier des rapports concernant les résultats sur le terrain.

Source :
- UNAIDS
- Global HIV M&E Information

Pour en savoir plus :
- International day against homophobia (UNAIDS)

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