La lutte contre le VIH/sida dans l’Union européenne et les pays voisins : nouveau plan 2009-2013

Publié le 03.11.2009 | par Patricia Fener

La Commission des communautés européennes présente un nouveau plan d’action contre le VIH/sida pour renforcer le plan 2006-2009 qui prévoyait une cinquantaine d’actions à mettre en oeuvre. Les États membres de l’Union européenne (UE) et les pays européens voisins sont en effet confrontés à un nombre élevé de nouvelles infections par le VIH et d’infections connexes, et à leurs conséquences sur les plans médical, social et économique. Selon les estimations, quelques 50 000 nouveaux cas de séropositivité ont été diagnostiqués dans l’UE et les pays voisins en 2007 et environ 2 millions de personnes vivent avec le VIH/sida.

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Plan 2006-2009

Parmi ses réalisations clés figuraient :
- la participation accrue de la société civile au niveau européen ;
- la centralisation opérationnelle de la surveillance du VIH/sida par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) ;
- les efforts visant à faciliter l’accès à des médicaments antirétroviraux abordables ;
- le financement de projets et de programmes de prévention ;
- les investissements dans la recherche et la coopération étroite entre les partenaires.

Plan 2009-2013

Les objectifs globaux de ce nouveau plan sont les suivants :
- réduire le nombre de nouvelles infections par le VIH dans tous les pays européens d’ici 2013 ;
- améliorer l’accès à la prévention, au traitement, aux soins et à l’accompagnement ;
- améliorer la qualité de vie des personnes qui vivent avec le VIH/sida, qui sont concernées par cette maladie ou qui y sont le plus vulnérables dans l’Union européenne et les pays voisins.

Les mesures proposées par l’UE

Encourager l’initiative politique :
- en reliant les mesures de lutte contre le VIH/sida aux priorités socioéconomiques définies dans les stratégies politiques au niveau de chaque pays ;
- en faisant en sorte que le sida ne soit plus considéré comme une maladie honteuse, en promouvant le respect des droits humains de toutes les personnes vivant avec le VIH/sida, en combattant toute forme de discrimination liée à ce virus et en favorisant l’inclusion sociale des séropositifs et des sidéens ;
- en encourageant la prise en compte des questions liées au VIH/sida dans l’ensemble des politiques, des actes législatifs et des accords de l’UE ;
- en plaidant en faveur du suivi de la mise en oeuvre des engagements internationaux aux niveaux national et européen et en soutenant des organisations internationales telles que l’ONUSIDA dans leurs efforts pour faire en sorte de mobiliser l’initiative politique dans l’est de l’Europe ; – en invitant le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies à continuer à suivre les progrès réalisés pour satisfaire aux engagements pris dans les déclarations de Dublin, de Vilnius et de Brême.

Favoriser la participation de la société civile et des personnes vivant avec le VIH/sida :
- en les associant à la conception et à l’exécution des politiques en rapport avec cette maladie et en veillant à ce qu’ils restent des partenaires de premier plan pour apporter une réponse coordonnée au problème, en partageant la responsabilité du respect des engagements ;
- en maintenant le forum de la société civile sur le VIH/sida créé par la Commission en 2005 qui doit rester la principale interface entre la commission et les malades.

Elargir les responsabilités sociétales :
- en assurant le respect des droits humains de tous les citoyens, indépendamment de leur état de santé, de leur orientation sexuelle, de leur mode de vie et de leurs origines nationales et sociales ;
- en collaborant avec l’ensemble des parties intéressées et des autorités publiques pour renforcer les mesures de sensibilisation et organiser des campagnes sur le VIH/sida à l’intention du public ;
- en plaidant en faveur d’une formation professionnelle élargie sur le VIH, en particulier dans le secteur social et celui de la santé ainsi que dans le domaine de l’application des lois et de l’éducation.

Se donner les moyens de parvenir à un « accès universel » dans toute l’Europe :
- en aidant les autorités concernées et les parties intéressées à mettre au point des stratégies efficaces pour que toutes les personnes qui en ont besoin bénéficient de médicaments antirétroviraux sûrs et abordables ;
- en soutenant les organisations internationales telles que l’ONUSIDA, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans leurs efforts pour parvenir à un accès universel dans les pays voisins, et en encourageant les autorités nationales des États membres à envisager les possibilités offertes par les Fonds structurels et le Fonds social et d’autres instruments pour améliorer les services de santé en rapport avec le VIH/sida.

Source :
- Commission des communautés européennes

Pour en savoir plus :
- Plan 2006-2009 (point 5.3 et annexe 4)

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