La résistance du VIH-1 aux antirétroviraux chez les enfants infectés : du nouveau-né à l’adolescent (2007)

DELAUGERRE-C ; CHAIX-M-L ; WARSZAWSKI-J ; ROUZIOUX-C ; BLANCHE-S

Publié le 08.11.2007 | par Claire Criton

Archives de pédiatrie Paris. 2007 ; 14 (3) : 298-302

Une des limites majeures du traitement antirétroviral chez les patients infectés par le VIH est le risque d’émergence de résistance avec, pour conséquence, l’échec thérapeutique. Comme pour les adultes infectés par le VIH, la prévalence de la résistance chez les enfants avec une charge virale détectable malgré un traitement antirétroviral est de 80 %. La fréquence de la résistance augmente en fonction du nombre de traitement auquel a été exposé l’enfant, en particulier les traitements avec des inhibiteurs de protéase. Il est observé une résistance aux trois classes thérapeutiques plus importante chez les garçons adolescents, probablement pour des problèmes liés à l’observance au traitement, garant de l’efficacité. Chez les nourrissons infectés par le VIH, la prévalence de la résistance est de 20 %. Pour la plupart, les mutations de résistance observées sont associées aux traitements auxquels a été exposé le nouveau-né pendant la grossesse. Le mécanisme principal est la transmission de souches virales résistantes de la mère à l’enfant avec archivage précoce de la résistance dans les cellules lymphocytaires et persistance au cours du temps avec ou sans traitement. Cela a des conséquences majeures sur la prise en charge thérapeutique de l’enfant a long terme.

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