Nouvelles recommandations de l’OMS sur la prévention et le traitement de l’infection à VIH

Publié le 01.12.2009 | par Patricia Fener

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), tenant compte des dernières données scientifiques disponibles, publie de nouvelles recommandations concernant le traitement de l’infection à VIH, ainsi que la prévention et l’alimentation du nourrisson infecté.

Nouvelles recommandations thérapeutiques

Débuter le traitement antirétroviral pour un taux de CD4 à 350 par mm3
En 2006, l’OMS recommandait de débuter le traitement antirétroviral dès que le taux de CD4 était inférieur à 200 cellules par mm3, stade qui correspond souvent au moment où apparaissent des symptômes dus à l’infection par le VIH.

Depuis, plusieurs études ont démontré qu’en commençant le traitement pour un taux de CD4 plus élevé, on renforçait le système immunitaire et réduisait le taux de morbidité et de mortalité, ainsi que le risque de transmission du VIH. Les nouvelles recommandations sont donc de débuter le traitement pour un taux de CD4 de 350 par mm3 chez tous les VIH-positifs, y compris les femmes enceintes, qu’ils soient ou non symptomatiques.

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Mettre progressivement fin à l’utilisation de la stavudine et la remplacer par la zidovudine (AZT) ou le ténofovir (TDF) en raison des effets secondaires irréversibles à long terme de ce produit.
La stavudine ou d4T est encore largement utilisée dans le traitement de première intention dans les pays en développement, en raison de son faible coût et de sa disponibilité sur les marchés.
La zidovudine (AZT) ou le ténofovir (TDF) sont moins toxiques et tout aussi efficaces.

Améliorer l’accès à la numération des CD4
L’OMS préconise un meilleur accès à la numération des CD4 et, le cas échéant, à la surveillance de la charge virale. Cependant, l’accès au traitement antirétroviral ne doit pas être refusé si ces tests de surveillance ne sont pas disponibles.

Prévention de la transmission mère-enfant

Utilisation des antirétroviraux à partir de la 14e semaine et jusqu’à la fin de la période de l’allaitement.
En 2006, l’OMS a recommandé de prescrire des ARV aux femmes enceintes VIH-positives au troisième trimestre de la grossesse (à partir de la 28e semaine) pour éviter la transmission du VIH à l’enfant.

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OMS

Définir les meilleures pratiques d’alimentation du nourrisson
Poursuite de l’allaitement jusqu’à l’âge d’un an sous certaines conditions
Cette poursuite de l’allaitement est conseillée à condition que la mère VIH-positive ou l’enfant prenne des antirétroviraux pendant cette période, ce qui réduira le risque de transmission et améliorera les chances de survie de l’enfant.

Recours aux préparations pour nourrisson dans les autres cas
De façon générale, l’OMS incite les autorités sanitaires nationales à définir les meilleures pratiques d’alimentation du nourrisson (allaitement maternel avec administration d’ARV ou recours à une préparation pour nourrisson) dans leur communauté. Il faut alors promouvoir la pratique retenue comme la seule à suivre en matière de soins.

Source :
- OMS : Rapid advice : antiretroviral therapy for HIV infection in adults and adolescents
- OMS : Rapid advice : revised WHO principles and recommendations on infant feeding in the context of HIV – November 2009
- OMS

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