Nouvelles recommandations de la HAS sur le dépistage de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH)

Publié le 12.05.2009 | par Patricia Fener

La Haute autorité de santé (HAS) vient de publier de nouvelles recommandations concernant le dépistage de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Tenant compte des données épidémiologiques actuelles et des évolutions technologiques concernant les tests de dépistage, cette mise à jour vise à actualiser les bonnes pratiques de dépistage du VIH publiées par l’Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé (Anaes) en 2000.

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La HAS a déjà publié un premier volet de recommandations, destiné plus particulièrement aux biologistes, en octobre 2008. Cette première partie portait en effet sur les modalités du dépistage de l’infection par le VIH et son diagnostic biologique avec les tests de dépistage rapide.

Un second volet de recommandations est prévu pour l’automne 2009. Y seront abordés spécifiquement les stratégies et le dispositif de dépistage.

Ces nouvelles recommandations sur le dépistage du VIH, établies à la demande de la Direction générale de la santé, devaient répondre à trois questions précises.

1. Le maintien d’un double test de dépistage est-il toujours justifié ?
Jusqu’à présent, dans le cadre de l’analyse de dépistage, deux techniques sont utilisées en parallèle sur un même prélèvement sanguin
La HAS considère aujourd’hui que le double test de dépistage n’est plus justifié. Elle préconise son remplacement par un test Elisa combiné qui permet la détection simultanée des anticorps anti-VIH-1 et anti-VIH-2 et de l’antigène p24.

2. La durée du suivi sérologique de trois mois en cas d’exposition supposée est-elle encore justifiée ?
Pour la HAS, un résultat négatif du test de dépistage Elisa combiné six semaines après une exposition supposée peut être considéré comme signant l’absence d’infection par le VIH.
En cas de traitement prophylactique postexposition, le délai reste de trois mois après l’arrêt du traitement.

3. Quelles sont l’indication et la stratégie d’utilisation des nouveaux tests de dépistage rapide ?
Ils permettent de faire un diagnostic rapide du statut sérologique du VIH dans certaines situations d’urgence, avec un résultat en moins de 30 minutes.
Ces tests sont intéressants dans les populations qui ne recourent pas ou peu au dispositif classique de dépistage, permettant ainsi un accès plus précoce aux soins.

Afin d’établir des recommandations sur les indications d’utilisation de ces tests en pratique courante, des projets d’évaluation sont en cours.

Qui se charge de la remise des résultats du dépistage ?
- Si les tests ont été prescrits par un médecin, c’est en général à ce dernier qu’incombe l’annonce du résultat.
- En l’absence de prescription, sur demande expresse du patient (7,5 % des cas), la remise des résultats se fait lors d’un entretien individuel et confidentiel avec le biologiste. Si le résultat est positif, ce dernier orientera alors le patient vers son médecin traitant. En l’absence de médecin traitant, le biologiste doit proposer un accompagnement au patient et l’orienter notamment vers un réseau ville-hôpital.

Source :
- HAS

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