Premiers résultats de l’enquête PREVAGAY

Publié le 24.11.2009 | par Patricia Fener

Les premiers résultats de l’enquête PREVAGAY viennent d’être publiés sur le site de l’Institut national de veille sanitaire (InVS). Lancée au printemps dernier, elle avait pour but d’évaluer la séroprévalence du VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) et fréquentant des établissements de convivialité gays parisiens.

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Une situation préoccupante de l’infection à VIH dans la population gay

Cette initiative a été menée par l’Institut de veille sanitaire et l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), en partenariat avec le Centre National de Référence pour le VIH et le pôle prévention du Syndicat National des Entreprises Gay (SNEG).

Le besoin de réaliser cette enquête s’est justifié par le fait que depuis le début de l’épidémie, les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes restent largement touchés par le VIH-sida. La situation est préoccupante en Europe et en France car les rapports homosexuels masculins restent le mode de contamination pour lequel aucune baisse des nouveaux diagnostics n’a été enregistrée depuis le début des années 2000. Parallèlement, on constate dans cette population une recrudescence des comportements sexuels à risque et une augmentation des infections sexuellement transmissibles.

L’enquête PREVAGAY

Il s’agit d’une étude transversale anonyme, basée sur le volontariat. Elle a été réalisée auprès de 917 hommes HSH fréquentant 14 établissements de convivialité gays parisiens et a comporté un prélèvement biologique ainsi qu’un questionnaire comportemental.

Les premiers résultats
Au final, 886 tests VIH et questionnaires ont été analysés, après validation et mise en concordance des données recueillies :
- 157 participants ont été diagnostiqués séropositifs pour le VIH, soit une prévalence biologique de 17,7% [15,3%-20,4%] ;
- Parmi ces sujets séropositifs, 80% d’entre eux connaissaient leur statut sérologique, 20% méconnaissaient leur séropositivité.

Les résultats finaux
Les données intégrant l’incidence pour le VIH et la prévalence des hépatites B et C seront diffusés durant le premier trimestre 2010 par l’Institut de veille sanitaire.

Selon l’InVS et l’AnRS, ces résultats ne peuvent être généralisés à l’ensemble de la population des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes. Ils confirment la nécessité de définir et de renforcer des stratégies de dépistage et de prévention ciblées et adaptées.

Source :
- InVS
- AnRS

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