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Primoinfection à VIH : mieux identifier les patients pour lesquels un traitement antirétroviral précoce est bénéfique

Publié le 06.01.2009 | par Claire Criton

Identifier les marqueurs immunovirologiques précoces chez les patients au moment de la primo-infection pourrait contribuer à mieux identifier les patients pour lesquels un traitement antirétroviral précoce est bénéfique.

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Wikimedia commons ; GNU Free Documentation License, Version 1.2

Une étude française a décrit les marqueurs immunovirologiques précoces chez 674 patients de la cohorte ANRS primo au moment de la primo-infection VIH en fonction des symptômes et du délai entre l’infection et le diagnostic de primoinfection.

Les patients ont été classés :
- selon les symptômes cliniques (asymptomatique, modéré ou sévère) ;
- selon le nombre d’anticorps anti-VIH au western blot à l’inclusion (G1 : 0–1 Ac, G2 : 2–4 Ac, G3 ≥ 5 Ac).

A l’inclusion, les auteurs ont procédé à :
- la mesure de l’ARN–VIH ;
- la mesure de l’AND–VIH des cellules mononucléées du sang périphérique ;
- la détermination du taux de CD4 ;
- la détermination du génotype de résistance et du sous-type viral.

Les patients G1 (3,48 log) présentaient les valeurs d’ADN–VIH les plus élevées ce qui ndique que le réservoir viral cellulaire s’installe dès le temps le plus précoce de l’infection par le VIH.

La corrélation entre la sévérité de la primoinfection et l’ARN–VIH, l’ADN–VIH et les CD4 restait significative après ajustement sur le nombre d’anticorps anti-VIH.

Les valeurs les plus élevées d’ADN–VIH observées chez les patients G1 (3,48 log) indiquent que le réservoir viral cellulaire s’installe dès le temps le plus précoce de l’infection par le VIH.

L’association ARN–VIH, ADN–VIH et CD4 au moment de la primoinfection représente un trinôme qui pourrait contribuer à mieux identifier les patients pour lesquels un traitement antirétroviral précoce serait bénéfique.

Dans la presse scientifique :
-  "Diversité des marqueurs immunovirologiques précoces et corrélation avec les signes cliniques au moment de la primo-infection par le VIHnext term : résultats de la cohorte ANRS PRIMO CO 06"  ; J. Ghosn, C. Deveau, C. Goujard, M.-L. Chaix, J. Galimand, Y. Zitoun, T. Allegre, J.-F. Delfraissy, L. Meyer, C. Rouzioux ; La Revue de Médecine Interne, Volume 29, Supplement 3, December 2008, Pages S295-S296

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