Publication au journal officiel de l’arrêté sur le test de dépistage rapide du VIH

Publié le 17.11.2010 | par Claire Criton

Depuis le 28 mai, le test de dépistage rapide du virus du sida pouvait être réalisé dans des "situations d’urgence", à savoir en cas d’accident d’exposition au sang, en cas d’exposition sexuelle récente, au cours d’un accouchement et en cas d’urgence diagnostique. Ce test rapide d’orientation diagnostique (TROD) peut, depuis le 17 novembre 2010, être réalisé chez toute personne, dans son intérêt et pour son seul bénéfice, après l’avoir informée et avoir recueilli son consentement libre et éclairé.

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test de dépistage rapide dans l’infection à VIH/sida

Les personnes habilitées à réaliser ces tests

La liste des personnes habilitées a, elle aussi, été élargie. Les tests pourront être réalisés dans différentes structures et par différents acteurs de santé, à savoir :

- les médecins de ville ;

- dans les établissements de santé ou les services de santé, sous la responsabilité d’un médecin ou d’un biologiste médical :

  • les médecins ;
  • les biologistes médicaux ;
  • les sages-femmes ;
  • les infirmiers ;
  • les techniciens de laboratoire.

- dans une structure de prévention ou une structure associative dûment habilitée :

  • un médecin ;
  • un biologiste médical ;
  • une sage-femme ;
  • un infirmier intervenant ;
  • tout salarié ou bénévole "non professionnel de santé, intervenant dans une structure de prévention ou une structure associative" habilitée, à condition qu’il ait préalablement suivi une formation spécifique.

Un diagnostic de séropositivité en trente minutes

Le diagnostic de séropositivité pourra être obtenu en trente minutes après prélèvement d’une simple goutte de sang au bout du doigt.

Ce test est pratiqué sur sang total, sérum ou plasma, au moyen d’un réactif détectant l’infection à VIH 1 et 2 à lecture subjective, revêtu du marquage CE.

Atteindre les populations les plus exposées au VIH ou les plus isolées du système de soins

Les tests rapides d’orientation diagnostique de l’infection à VIH 1 et 2 permettront à ces populations :

– un accès facilité et renouvelé à la connaissance de leur statut sérologique vis-à-vis de l’infection par le VIH ;

– une adaptation des stratégies préventives ;

– l’entrée et l’accompagnement dans une démarche de soins la plus précoce possible.

Une orientation diagnostique nécessitant un diagnostic biologique

En cas de test positif, la réalisation d’un diagnostic biologique de l’infection à VIH 1 et 2 est indispensable.



- "Arrêté du 9 novembre 2010 fixant les conditions de réalisation des tests rapides d’orientation diagnostique de l’infection à virus de l’immunodéficience humaine (VIH 1 et 2)" ; JO du 7 novembre 2010 - Edition numéro 0266

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