Quels facteurs influencent le risque de transmission sexuelle du VIH ?

Publié le 25.06.2009 | par Claire Criton

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Le risque de transmettre l’infection à VIH varie selon les situations. Le type de rapport sexuel, la charge virale et les coinfections sont des facteurs qui influencent le risque de transmission. Rien de nouveau, mais des informations qu’il est utile de faire connaître aux personnes concernées.





Le type de rapport sexuel

- Le rapport non protégé le plus à risque est le rapport anal réceptif (pénétration anale par un partenaire séropositif). Le risque est estimé entre 5 et 8 pour mille lors de chaque rapport.
- Pour un rapport vaginal non protégé au sein d’un couple sérodiscordant, le risque est estimé à environ 1 pour mille lors de chaque rapport, mais avec un risque de contamination plus élevé pour les femmes.
- Pour un rapport oral non protégé, le risque est estimé entre 0.1 et 0.4 pour mille pour une fellation réceptive et moitié moins pour une fellation insertive.

La charge virale

- Plus la charge virale est élevée, plus le risque de transmettre le VIH par voie sexuelle est élevé. En effet, la charge virale des sécrétions génitales du partenaire infecté est étroitement corrélée à la charge virale plasmatique.
- Pendant la période de primoinfection, la charge virale étant particulièrement élevée, le risque de transmission est environ 20 fois supérieur à celui d’un patient séropositif infecté depuis plusieurs mois.
- Le traitement antiviral du partenaire infecté diminue le risque, mais sans qu’il soit possible de déterminer le seuil de charge virale en dessous duquel le risque n’existe plus.

Les coinfections et autres facteurs de risques

- l’infection génitale de l’un des partenaires augmente le risque, chez l’homme et chez la femme.
- les règles, un ectropion du col de l’utérus ou des saignements au cours du rapport sexuel augmentent le risque.
- La circoncision semble diminuer de moitié le risque lors des rapports ano-réceptifs.

Conclusion

Des enquêtes épidémiologiques et de suivis de cohortes de couples hétérosexuels sérodiscordants ont prouvé que l’utilisation systématique du préservatif masculin divise par cinq la transmission de l’infection lors de rapports vaginaux. Le condom reste par conséquent la meilleure arme pour se protéger du virus.

En France, un traitement d’urgence post-exposition après une situation à risque est disponible dans les hôpitaux. Celui-ci diminue le risque d’infection en cas d’exposition sexuelle accidentelle au VIH. Idéalement il s’agit d’une trithérapie démarrée dans les 4 heures suivant l’exposition et associant deux inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse et un inhibiteur de protéase.

Dans la presse scientifique :

-  Transmission sexuelle du HIV : risque variable selon les situations ; Prescrire ; juin 2009 (308) : 452-453

A lire en ligne :

- "1er Forum interassociatif sur la transmission sexuelle du VIH"

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