Ce qu’il faut retenir concernant les vaccinations
Pour les voyageurs infectés par le VIH, dès qu’il existe un taux de lymphocytes CD4 inférieur à 200 par mm3 chez l’adulte ou inférieur à 15% chez l’enfant jusqu’à l’âge de 5 ans, les vaccins vivants atténués, tels que le vaccin de la fièvre jaune, sont contre-indiqués.
Pour le BCG, la vaccination est strictement contre-indiquée, quel
que soit le taux de CD4.
Les autres vaccins sont recommandés comme à l’ensemble des voyageurs.
Nécessité d’une vigilance accrue sur
le risque de contracter certaines maladies infectieuses telles que leishmanioses, salmonelloses, tuberculose, infections dues à des coccidies intestinales, histoplasmoses, etc. ;
la nécessité de précautions d’hygiène, notamment alimentaire ;
la possibilité de diminution de la concentration plasmatique de l’indinavir par l’atovaquone ; l’efavirenz, les associations lopinavir/ritonavir et atazanavir/ritonavir diminuent les concentrations plasmatiques d’atovaquone et de proguanil, avec comme conséquence un risque d’échec des prophylaxies antipaludiques ;
le risque de photosensibilisation provoqué par les sulfamides souvent utilisés par ces patients. Une protection solaire (vêtements et crèmes écran) est fortement recommandée ;
l’exposition au soleil.
Sous réserve de contraintes thérapeutiques, aucune restriction ne saurait cependant être apportée aux voyages des personnes infectées par le VIH. Une consultation médicale spécialisée est toutefois indispensable avant le départ, afin d’examiner certaines spécificités.

