Sénescence prématurée et dysfonction endothéliale : implication des inhibiteurs de la protéase virale du VIH

Chloé Lefèvre ; Thèse de doctorat : Physiologie et Physiopathologie : Paris 6 : 2011

Publié le 01.06.2011 | par Claire Criton

"Chez les personnes infectées par le VIH, l’introduction du traitement antirétroviral (ART) a profondément diminué la morbidité et la mortalité des patients infectés. Cependant, l’introduction des antirétroviraux a été rapidement associée à la manifestation prématurée de maladie des artères coronaires. L’utilisation des antirétroviraux est également associée à une adiposité viscérale accrue, une résistance à l’insuline, des altérations dans le métabolisme du glucose et des lipides, facteurs de risque reconnus de la maladie coronaire. Un autre facteur de risque majeur dans le développement des complications vasculaires est le vieillissement. A ce jour aucune étude n’a évalué l’impact des antirétroviraux sur le vieillissement vasculaire. La question d’un vieillissement vasculaire accéléré induit par les antirétroviraux et menant in fine à des complications coronaires chez les patients VIH a donc été soulevée en s’appuyant sur des résultats obtenus au laboratoire montrant que certains inhibiteurs de la protéase virale (IPs) induisent une sénescence prématurée dans des fibroblastes et des adipocytes. Nos études ont montré qu’un traitement chronique par deux IPs (ritonavir et lopinavir associé au ritonavir) induit une sénescence prématurée dans les cellules endothéliales d’artère coronaire humaines ainsi que les dysfonctions endothéliales qui lui sont associées. Les effets bénéfiques de la pravastatine, du FTI-277 et des antioxydants, suggèrent que l’accumulation d’une protéine farnésylée, la prelamine A, très impliquée dans les syndromes de vieillissement sévère, serait responsable de l’augmentation du stress oxydatif, un des facteurs déclenchant de la sénescence."

Source

- “ Sénescence prématurée et dysfonction endothéliale : implication des inhibiteurs de la protéase virale du VIH ” ; Chloé Lefèvre ; sous la direction de Martine Caron-Debarle ; Thèse de doctorat : Physiologie et Physiopathologie : Paris 6 : 2011

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