• Accueil
  • Actualités
  • Prévention
  • Tatouage par effraction cutanée, maquillage permanent, perçage corporel et risque d’infection à VIH : un arrêté est paru le 3 décembre 2008

Tatouage par effraction cutanée, maquillage permanent, perçage corporel et risque d’infection à VIH : un arrêté est paru le 3 décembre 2008

Publié le 18.12.2008 | par Claire Criton

Le client doit dorénavant être informé, par la personne mettant en œuvre la technique, des risques que celle-ci comporte et des précautions à respecter après sa réalisation.

JPEG - 9.2 ko
Wikimedia commons ; GNU Free Documentation License, Version 1.2

L’information à délivrer oralement au client comporte, selon la technique les éléments suivants :

- le caractère irréversible des tatouages impliquant une modification corporelle définitive ;
- le caractère éventuellement douloureux des actes ;
- les risques d’infections ;
- les risques allergiques notamment liés aux encres de tatouage et aux bijoux de piercing ;
- les recherches de contre-indications au geste liées au terrain ou aux traitements en cours ;
- le temps de cicatrisation adapté à la technique qui a été mise en oeuvre et les risques cicatriciels ;
- les précautions à respecter après la réalisation des techniques, notamment pour permettre une cicatrisation

Pour les actes réalisés sur les mineurs, l’information est dispensée au mineur ainsi qu’à une personne titulaire de l’autorité parentale ou au tuteur, préalablement au recueil du consentement.

L’arrêté rappelle que chaque acte qui implique une effraction cutanée (piercing, tatouage et maquillage permanent notamment) peut être à l’origine d’infections si la peau de la personne sur laquelle l’acte est réalisé n’est pas désinfectée, si le matériel pénétrant la barrière cutanée n’est pas stérile ou si l’ensemble des règles d’hygiène n’est pasrespecté.

Tous les piercings, quelle que soit la partie du corps, les tatouages et maquillages permanents entraînent de minimes saignements ou de microscopiques projections de sang ou de liquides biologiques (pas toujours visibles) et peuvent donc transmettre des infections (bactériennes le plus souvent, mais aussi les virus des hépatites B et C et également le virus du sida). L’infection peut passer de client à client par le biais des instruments s’ils ne sont pas correctement stérilisés, mais aussi de l’opérateur vers le client, et enfin du client vers l’opérateur en cas de piqûre accidentelle.

« Arrêté du 3 décembre 2008 relatif à l’information préalable à la mise en œuvre des techniques de tatouage par effraction cutanée, de maquillage permanent et de perçage corporel » . Ministère de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative. Journal officiel, 13 décembre 2008

Ce site utilise phpmyvisites pour analyser l'audience et améliorer son contenu