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Transplantation hépatique pour carcinome hépatocellulaire chez les patients infectés par le VIH

Publié le 02.03.2011 | par Claire Criton

Une étude française tend à prouver que la transplantation hépatique est une option intéressante dans la prise en charge des carcinomes hépatocellulaires chez les sujets infectés par le VIH. L’infection à VIH ne semble pas avoir d’impact sur la survie globale et la survie sans récidive après transplantation. Compte tenu du petit nombre de patients transplantés, ces premiers résultats méritent d’être confirmés par d’autres études plus vastes.

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Sida et transplantation pour carcinome hépatocellulaire

Précocité des carcinomes hépatocellulaires

Chez les patients infectés par le VIH, les carcinomes hépatocellulaires surviennent tôt dans l’histoire clinique des patients, et sont souvent détectés à un stade tardif.

Sept fois plus de carcinomes hépatocellulaires dans la population infectée par le VIH que dans la population mono-infectée par le virus de l’hépatite C

La plus grande rapidité d’évolution de l’atteinte hépatique, notamment d’évolution vers la cirrhose, explique la fréquence élevée d’hépatocarcinome chez les sujets infectés par le VIH.

Dans la population VIH, 25 % des décès liés à une pathologie hépatique seraient liés à un carcinome hépatocellulaire.

Une étude française étudiant la survie globale et la survie sans récidive après transplantation hépatique

Cette étude présente les résultats d’une série de 21 patients VIH positifs et 65 patients VIH négatifs ayant subi une transplantation hépatique, entre 2003 et 2008, au centre hépatobiliaire de Paul Brousse, à Villejuif.

Pas d’impact significatif de l’infection à VIH sur la survie globale et la survie sans récidive après transplantation hépatique

La survie globale après transplantation à un et trois ans atteignait 81 % et 74 % chez les patients VIH positifs et 93 % et 85 % chez les patients VIH négatifs.

Les taux de survie sans récidive à un an et trois ans étaient tous les deux de 69 % chez les patients VIH positifs et de 89 % et 44 % chez les patients séronégatifs.

Cependant, lors de l’analyse univariée, l’infection par le VIH n’apparaissait pas comme un facteur pronostique de la survie sans récidive et de la survie globale après transplantation hépatique.

Importance du dosage de l’alpha foeto protéine

Une augmentation de l’alpha foeto protéine chez les patients en liste d’attente de transplantation serait liée à un risque plus élevé de sortie de la liste et à un taux de récidive plus grand après transplantation. Chez les patients en liste d’attente, la surveillance du taux d’alpha foeto protéine semble, par conséquent, particulièrement importante.

Une étude intéressante, mais prudence dans les conclusions

Les conclusions statistiques de cette étude doivent être interprétées avec précautions, compte tenu du petit nombre de patients transplantés, principalement en ce qui concerne les patients VIH positifs.


Dans la presse scientifique

- Eric Vibert, Jean-Charles Duclos-Vallée, Maria-Rosa Ghigna, Emir Hoti, Chady Salloum, Catherine Guettier, Denis Castaing, Didier Samuel and René Adam : “ Liver transplantation for hepatocellular carcinoma : The impact of human immunodeficiency virus infection ”. Hepatology, 2011, 53 : 475-482

- “ Dépistage des hépatocarcinomes chez les patients coinfectés VIH-VHC ”, site femmes et sida, INIST/CNRS

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