Ulcères génitaux : présentation clinique non prédictive de l’étiologie

Journées dermatologiques de Paris (7-11 décembre 2010)

Publié le 24.03.2011 | par Patricia Fener

Lors des Journées Dermatologiques de Paris a été présentée une étude prospective monocentrique parisienne menée entre 1995 et 2005 portant sur deux cent soixante dix-huit cas d’ulcères génitaux (244 hommes et 34 femmes). On constate une quasi disparition du chancre mou, ainsi que la réapparition de la syphilis et une forte association des ulcères génitaux à l’infection VIH.

Au niveau étiologique, on retrouvait :
- une syphilis primaire dans 35% des cas ;
- un herpès génital dans 27% des cas ;
- un chancre mou dans 3% des cas ;
- d’autres infections dans 5% des cas ;
- dans 32% aucun agent infectieux n’a pu être identifié.

Une infection VIH était souvent présente, en particulier chez les patients ayant une syphilis (33%).

En ce qui concerne la présentation clinique
L’aspect clinique n’est pas prédictif de l’étiologie, d’où l’importance des investigations microbiologiques pour identifier l’agent infectieux responsable.

Source :
-  Impact-santé  : Etiologie des ulcères génitaux (réservé aux abonnés)

-  Journées dermatologiques de Paris 2010  : ulcères génitaux aigus

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