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Vulnérabilités vis-à-vis de l’infection à VIH/sida des migrantes originaires d’Asie dans les Etats arabes

Publié le 17.03.2009 | par Patricia Fener

Une nouvelle étude intitulée "Vulnérabilités vis-à-vis du VIH des migrantes originaires d’Asie dans les Etats arabes", réalisée en collaboration par le PNUD, l’ONUSIDA, CARAM Asie, l’OIM, l’UNIFEM et le Centre des migrants de Caritas au Liban vient d’être publiée récemment. Il apparaît que les femmes asiatiques qui émigrent dans les pays arabes sont souvent confrontées à des situations qui les rendent extrêmement vulnérables vis-à-vis des facteurs conduisant à une contamination par le VIH.

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Les habitants des quatre pays inclus dans l’étude, à savoir le Bangladesh, le Pakistan, les Philippines et le Sri Lanka ont comme principale destination de migration les Etats arabes. Il semble que 70% à 80% des personnes qui émigrent vers les Etats arabes en provenance du Sri Lanka et des Philippines soient des femmes. L’enquête révèle qu’entre 1991 et 2007, 60% des femmes migrantes du Bangladesh ont quitté leur pays dans le but de trouver un emploi.

Environ 600 entretiens réalisés dans quatre pays asiatiques et trois Etats arabes (Bahreïn, le Liban et les Emirats Arabes Unis), révèlent que la plupart du temps, les femmes migrantes, dont beaucoup occupent des fonctions d’ employées de maison, ne bénéficient d’aucune protection juridique, subissent des menaces et une exploitation sexuelle sur leur lieu de travail et ont un accès limité, voire inexistant, aux services sociaux ou aux services de santé.

Le rapport "Vulnérabilités vis-à-vis du VIH des migrantes originaires d’Asie dans les Etats arabes" contient des propositions pour améliorer l’accueil et le statut de ces femmes qui se retrouvent dans un état de vulnérabilité vis à vis de l’infection à VIH/sida. Selon le rapport, les pays d’accueil et les pays d’origine partagent une responsabilité égale, pour ce qui est de la mise en place de politiques et de programmes de protection destinés à ces femmes en quête d’un avenir meilleur.

Les recommandations contenues dans le rapport sont notamment les suivantes :
- "Les migrants dont l’état de santé n’empêche pas d’occuper un emploi, comme les personnes vivant avec le VIH, ne doivent pas se voir refuser le droit à travailler ;
- L’assurance-santé des travailleurs migrants doit couvrir tous les aspects de la santé, y compris le VIH ;
- Des listes noires d’agents de placement et d’employeurs doivent être créées, mises à jour et partagées ;
- Le personnel des ambassades et des consulats situés dans les pays d’accueil doit être formé sur les besoins et les vulnérabilités propres aux femmes migrantes ;
- Le code du travail existant doit être modifié ou réformé afin qu’il s’applique aux travailleurs migrants du secteur des emplois domestiques".

Source :
- UNAIDS ; "HIV Vulnerabilities of Migrant Women : from Asia to the Arab States"

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